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Immobilier : ce qui change à partir du 1er janvier 2026

Publié le 09/01/2026 par Richard Coudraie

Le 1er janvier 2026 marque une nouvelle étape pour le marché immobilier français.

Entre ajustements réglementaires, évolution des diagnostics énergétiques, fiscalité locale et incertitudes budgétaires, propriétaires, locataires et investisseurs doivent composer avec un environnement en mutation.

Contrairement à certaines années précédentes, le début de l’année 2026 se caractérise aussi par une situation particulière : l’absence, à ce stade, d’un cadre budgétaire pleinement stabilisé.


Conséquence directe : certaines aides sont temporairement suspendues, tandis que d’autres dispositifs entrent bien en vigueur.

Tour d’horizon complet des principaux changements à connaître.



Une réforme structurante du Diagnostic de Performance Énergétique

Un nouveau calcul plus favorable aux logements chauffés à l’électricité

À compter du 1er janvier 2026, le mode de calcul du Diagnostic de Performance Énergétique évolue.
Le coefficient de conversion de l’électricité, utilisé pour transformer la consommation électrique en énergie primaire, est abaissé. Il passe de 2,3 à 1,9.

Ce changement technique, en apparence discret, a des effets très concrets.
Il permet de mieux refléter la réalité du mix énergétique français, largement décarboné, et corrige un biais qui pénalisait jusqu’ici les logements chauffés à l’électricité.

Dans les faits, de nombreux biens pourraient voir leur étiquette énergétique s’améliorer sans travaux supplémentaires.
Des logements jusque-là classés F ou G pourraient basculer en E, voire en D, modifiant ainsi leur valeur, leur attractivité locative et leur conformité aux obligations légales.


Le DPE collectif devient la règle pour toutes les copropriétés

Autre évolution majeure : le DPE collectif devient obligatoire pour l’ensemble des copropriétés, quelle que soit leur taille.
Jusqu’à présent, seules les copropriétés de plus de 50 lots étaient concernées.

À partir de 2026, toutes devront disposer d’un diagnostic énergétique collectif, à renouveler tous les dix ans, sauf si le bâtiment affiche une performance élevée.
Ce diagnostic devient un outil central pour anticiper les travaux, planifier les investissements et répondre aux exigences croissantes en matière de décence énergétique.



Une mise à jour simplifiée des DPE récents

Les diagnostics réalisés en 2024 et 2025 peuvent être actualisés en 2026 sans nouvelle visite sur place.
Cette mise à jour se fait par voie numérique, directement via les plateformes officielles, et intègre automatiquement les nouveaux paramètres de calcul.

Un QR code permet désormais d’accéder au DPE officiel, renforçant la transparence lors des ventes et mises en location.



MaPrimeRénov’ suspendue en ce début d’année

L’un des changements les plus marquants concerne les aides à la rénovation énergétique.
Faute de loi de finances définitivement adoptée, le dispositif MaPrimeRénov’ est suspendu au 1er janvier 2026.

Concrètement, aucun nouveau dossier ne peut être déposé pendant cette période.
En revanche, les demandes validées avant la fin de l’année 2025 continuent d’être instruites et payées.

Cette suspension concerne également les aides liées à l’adaptation des logements pour les personnes âgées ou en situation de handicap.
Si le gouvernement évoque une reprise ultérieure du dispositif, aucune date précise n’est encore actée.

Pour les propriétaires bailleurs comme pour les occupants, cette situation impose de revoir les calendriers de travaux et de financement à court terme.


Des honoraires de location enfin revalorisés

Autre évolution notable au 1er janvier 2026 : la revalorisation des plafonds d’honoraires d’agence facturés aux locataires.

Ces plafonds n’avaient pas été modifiés depuis plus de dix ans.
Ils sont désormais indexés sur l’évolution de l’Indice de Référence des Loyers, afin de mieux tenir compte de l’inflation et des coûts réels supportés par les professionnels.



Les nouveaux plafonds des honoraires de location applicables uniquement aux baux signés après le 1ᵉʳ janvier 2026 sont ainsi de :

  • 12,10 € par m² de surface habitable en zone très tendue ;
  • 10,09 € par m² de surface habitable en zone tendue ;
  • 8,07 € par m² de surface habitable partout ailleurs ;
  • 3,03 € par m² de surface habitable pour la réalisation d’état des lieux.

 

 

Cette revalorisation concerne notamment les prestations liées à la visite, à la constitution du dossier, à la rédaction du bail et à l’état des lieux.
Elle reste encadrée, mais marque un tournant après une longue période de gel.



Épargne logement, fiscalité et obligations déclaratives

Un Plan d’Épargne Logement légèrement plus attractif

Les Plans d’Épargne Logement ouverts à partir du 1er janvier 2026 bénéficient d’un taux de rémunération revalorisé à 2% contre 1,75% auparavant.
Sans redevenir un placement phare, le PEL retrouve une certaine attractivité pour les ménages préparant un projet immobilier à moyen terme.



Déclaration des biens immobiliers : place aux sanctions

La déclaration des biens immobiliers détenus par les propriétaires devient pleinement contraignante.
À partir de 2026, l’absence de déclaration ou les informations erronées peuvent donner lieu à des sanctions financières.

Cette obligation vise à fiabiliser les bases fiscales et à améliorer le calcul des taxes locales.
Les propriétaires doivent donc veiller à la mise à jour régulière de leurs informations.



Une pression persistante sur la taxe foncière

La révision progressive des bases cadastrales se poursuit en 2026.
Dans de nombreuses communes, cela se traduit par une nouvelle hausse de la taxe foncière, indépendante des décisions locales de taux.

Cette augmentation reste variable selon les territoires, mais elle s’inscrit dans une tendance de fond observée depuis plusieurs années.



Un marché immobilier toujours influencé par la performance énergétique

Au-delà des textes réglementaires, l’année 2026 confirme une réalité désormais bien installée : la performance énergétique est devenue un critère central du marché immobilier.

Les logements bien classés se vendent plus rapidement et à de meilleures conditions.
À l’inverse, les biens énergivores subissent des décotes croissantes, voire des difficultés à être loués ou financés.

Dans ce contexte, les décisions d’achat, de vente ou d’investissement doivent intégrer bien plus qu’auparavant les enjeux énergétiques, fiscaux et réglementaires.



Ce qu’il faut retenir pour 2026

L’année 2026 débute sous le signe de l’ajustement et de la transition.
La réforme du DPE, la suspension temporaire des aides à la rénovation, l’évolution des frais de location et le renforcement des obligations déclaratives redessinent progressivement le cadre immobilier français.

Pour les propriétaires bailleurs comme pour les investisseurs, l’enjeu principal reste l’anticipation.
Comprendre les nouvelles règles, adapter sa stratégie patrimoniale et sécuriser la gestion locative deviennent plus que jamais indispensables dans un marché en mutation.

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Publié le 09/01/2026

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